Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Almayrac
À Almayrac, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 62,2 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 17 analyses, jusqu’au relevé du 2 juin 2026. À l’échelle du Tarn, la moyenne atteint 23,7 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
La série annuelle ouverte en 2022
Au fil des années 2022 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 364 % : elle passe de 13,4 à 62,2 µg/L, avec une pointe à 62,2 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20221 analyse, dont 0 non quantifiées | 13,4 | 13,4 | 1 | 0 |
| 202314 analyses, dont 1 non quantifiée | 17,4 | 48,5 | 14 | 1 |
| 20248 analyses, dont 0 non quantifiées | 17,3 | 22,4 | 8 | 0 |
| 20258 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,3 | 36,1 | 8 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 62,2 | 62,2 | 1 | 0 |
Au fil des prélèvements
Almayrac et les communes alentour
| Almayrac (cette commune) | 62,2 | |
|---|---|---|
| Trévien | 62,2 | |
| Sainte-Gemme | 57,3 | |
| Monestiés | 62,2 | |
| Mirandol-Bourgnounac | 47,7 | |
| Carmaux | 57,3 | |
| Saint-Benoît-de-Carmaux | 62,2 | |
| Pampelonne | 70,6 | |
| Combefa | 62,2 |
Sur ce paramètre, Almayrac se classe 297e sur 314 communes du Tarn, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 11 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, ROUCARIE, que gère REGIE E.P. EAUX DU CARMAUSIN-SEGALA, où 100 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Almayrac.
Que faire de cette eau à Almayrac
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : le charbon actif, sans plus
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau d’Almayrac en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.