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Au Robinet

Méthode

Tout ce qui est affiché sur ce site provient de fichiers publics. Cette page explique ce qu’on en fait, et surtout ce qu’on n’en fait pas.

Le périmètre

11 années de contrôle sanitaire (2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023, 2024, 2025, 2026), soit l’ensemble des prélèvements réalisés par les agences régionales de santé sur l’eau distribuée, jusqu’au 30 juin 2026. 34 847 communes sont rattachées à au moins un réseau, pour 24 442 unités de distribution.

Pourquoi les analyses sont agrégées par réseau, pas par commune

Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes. Une même UDI dessert souvent plusieurs dizaines de communes : agréger par commune reviendrait à compter le même prélèvement autant de fois qu’il y a de communes desservies, et à fabriquer une précision qui n’existe pas.

Une fiche communale affiche donc les analyses du ou des réseaux qui la desservent, et le dit explicitement. Deux communes voisines sur le même réseau montrent les mêmes valeurs, c’est la réalité de la distribution, pas un défaut du site.

Les valeurs « inférieures à »

Quand un laboratoire rend « < 0,004 µg/L », il indique que la substance n’a pas été détectée au-dessus du seuil qu’il sait mesurer. Le fichier source traduit cette valeur par un zéro dans sa colonne numérique. Ce site ne fait pas ce raccourci :

  • la valeur est affichée telle quelle, avec son signe « < » ;
  • les moyennes et les maxima d’une commune ne portent que sur les valeurs réellement quantifiées ;
  • une somme de PFAS est présentée comme une borne basse, jamais comme un total exact.

Sans cette précaution, une commune analysée vingt fois sans détection afficherait une moyenne de zéro, ce qui laisserait croire à une certitude que la mesure ne donne pas.

Une exception, qu’il vaut mieux énoncer que laisser découvrir. Les moyennes nationales, régionales et départementales, ainsi que les couleurs des cartes, sont construites autrement : elles agrègent toutes les communes mesurées du territoire, et une commune où rien n’a été quantifié y compte pour zéro. Ce sont des moyennes de territoire, pas de prélèvement, et elles sont d’autant plus basses que la substance est rarement détectée. Pour les PFAS, où l’immense majorité des analyses ne quantifie rien, une moyenne départementale est donc surtout une mesure de la rareté des détections. Elle sert à comparer des territoires entre eux, jamais à caractériser une eau.

Les seuils

Les limites et références de qualité viennent du fichier des paramètres du site, où figurent la valeur numérique et le libellé affiché. Ce n’est pas le fichier de la réglementation : quand un seuil change, il faut mettre ce fichier à jour, et les pages suivent alors au prochain build. Les seuils propres à un prélèvement, quand le fichier source en porte un, sont lus en priorité sur celui-ci.

Les points PFAS et leur distance

Les points de mesure PFAS proviennent de l’export national du BRGM, qui rassemble cinq systèmes d’information : le contrôle sanitaire, les eaux souterraines (ADES), les eaux superficielles (NAÏADES), l’autosurveillance des installations classées (GIDAF) et la campagne exploratoire conduite par la direction générale de la santé et l’Anses. Chaque point est géolocalisé.

Une fiche communale n’en montre pas la totalité : elle retient huit points au plus, parmi ceux situés à moins de 30 km à vol d’oiseau, en faisant passer les rejets industriels d’abord, puis les médianes les plus élevées, puis les plus proches. C’est un choix éditorial, et il est dit ici parce qu’il change ce que vous voyez. Le nombre total de rejets recensés dans ce rayon, lui, est donné sans plafond.

Une distance n’est pas un lien de causalité. Un rejet industriel proche ne signifie pas que l’eau distribuée en porte la trace : cela dépend du sens d’écoulement de la nappe, de la position du captage, du traitement appliqué. Ces points sont montrés parce qu’ils sont publics et rarement rapprochés du robinet, pas parce qu’ils expliquent une valeur.

Ce que ce site ne fait pas

  • Il ne délivre aucun avis sanitaire : cette compétence appartient aux agences régionales de santé.
  • Il ne publie aucun avis d’utilisateur, aucune note de produit, aucun classement marchand fondé sur autre chose que des caractéristiques techniques publiées.
  • Il ne prétend pas à l’exhaustivité : une commune sans mesure d’un paramètre est affichée comme non mesurée, jamais comme conforme par défaut.

Version de cette méthode

Une méthode qui n’est ni datée ni numérotée ne peut pas être contredite : rien ne dit sur quelle version portait une critique, ni ce qui a changé depuis. Celle-ci porte donc les deux, et le tableau ci-dessous dit ce que chaque version a modifié dans le calcul.

Version de cette méthode Versions successives de la méthode de calcul
VersionDateCe qui change
1.28 août 2026Les pages qui affichent des mesures citent leur source officielle. Les cartes nationales passent à une échelle de couleur allant de zéro au département le plus élevé, la limite réglementaire restant énoncée en toutes lettres.
1.13 août 2026Une valeur rendue « 0 » par le laboratoire sans marque de censure n’est plus comptée comme une quantification. Les sommes de PFAS sont présentées comme des bornes basses.
1.01er août 2026Première publication : agrégation par unité de distribution, exclusion des valeurs sous le seuil de quantification des moyennes et des maxima, seuils lus dans le fichier source.

Version en vigueur : 1.2, du 8 août 2026. Les données, elles, sont recalculées à chaque publication : le millésime le plus récent lu ici est 2026, et le dernier prélèvement pris en compte date du 30 juin 2026.

Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.