PFAS dans l’eau du robinet à Bagnolet
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Bagnolet ressort à < 0,005 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Au total, 3 analyses composent la série, dont 2 sans aucune quantification, la plus récente datée du 18 mai 2026. À l’échelle de la Seine-Saint-Denis, la moyenne atteint 0,0006 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Bagnolet face à ses voisines
Sur ce paramètre, Bagnolet se classe 1e sur 39 communes de la Seine-Saint-Denis, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 33 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
L’eau analysée circule sur le réseau UDI SEDIF NEUILLY, dont FRANCILIANE assure l’exploitation. Au total, 12 196 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Bagnolet
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Bagnolet. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.