PFAS dans l’eau du robinet à Bellou-en-Houlme
La dernière mesure de la somme des 20 PFAS à Bellou-en-Houlme donne 0,0013 µg/L, pour une limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 5 mars 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 3 analyses. 0,0044 µg/L : c’est la moyenne relevée de l’Orne, donc plus que ce que mesure la commune.
Au fil des prélèvements
Comparer Bellou-en-Houlme aux communes proches
| Bellou-en-Houlme (cette commune) | 0,0013 | |
|---|---|---|
| Le Ménil-de-Briouze | 0,0013 | |
| Briouze | 0,0013 | |
| Durcet | 0,0013 | |
| Sainte-Opportune | 0,0013 |
Sur ce paramètre, Bellou-en-Houlme se classe 32e sur 151 communes de l’Orne, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 39 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution LE HOULME, dont l’exploitant est SAUR FRANCE. Le laboratoire y a analysé 648 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Bellou-en-Houlme.
Que faire de cette eau à Bellou-en-Houlme
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : chaînes courtes comprises, l’osmose inverse
- La longueur de chaîne départage les deux procédés : le charbon actif en bloc traite efficacement les chaînes longues (PFOA, PFOS), beaucoup moins bien les courtes, quand l’osmose inverse retient les unes et les autres. Sur les PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Bellou-en-Houlme, elle reste le seul procédé domestique à tout couvrir.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Fluorer une molécule, c’est lui donner une liaison entre carbone et fluor, l’une des plus solides que compte la chimie organique. Ni le milieu naturel ni une station d’épuration classique n’en viennent à bout : ces composés de synthèse en tirent leur nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.