PFAS dans l’eau du robinet à Beynost
À Beynost, le relevé le plus récent de la somme des 20 PFAS s’établit à 0,025 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 0,1 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 31 mars 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 4 analyses. La moyenne de l’Ain s’établit à 0,0083 µg/L, soit moins que cette commune.
Au fil des prélèvements
Les communes voisines de Beynost
| Beynost (cette commune) | 0,025 | |
|---|---|---|
| Thil | 0,133 | |
| La Boisse | 0,133 | |
| Miribel | 0,025 | |
| Neyron | 0,025 | |
| Tramoyes | 0,033 | |
| Niévroz | 0,133 | |
| Montluel | 0,011 |
Sur ce paramètre, Beynost se classe 310e sur 348 communes de l’Ain, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 2 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Elle provient du réseau CCMP BAS SERVICE, exploité par SUEZ EAU FRANCE - ARA, sur lequel 403 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Beynost
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Beynost. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- La carafe filtrante n’a pas le média voulu, ni le temps de contact, et un adoucisseur, dont tout le travail est d’échanger du calcium contre du sodium, ne fait pas davantage contre les PFAS.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Fluorer une molécule, c’est lui donner une liaison entre carbone et fluor, l’une des plus solides que compte la chimie organique. Ni le milieu naturel ni une station d’épuration classique n’en viennent à bout : ces composés de synthèse en tirent leur nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.