Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Bobigny
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Bobigny affiche, au dernier prélèvement, 34,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Elle repose sur 309 analyses, dont 1 n’a rien quantifié, la dernière le 12 juin 2026. À l’échelle de la Seine-Saint-Denis, la moyenne atteint 31,5 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Le suivi année après année depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 13 % : elle passe de 11,7 à 13,2 µg/L, avec une pointe à 42,9 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 201640 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,7 | 30,5 | 40 | 0 |
| 201741 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,3 | 29,1 | 41 | 0 |
| 201841 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,5 | 26,9 | 41 | 0 |
| 201921 analyses, dont 0 non quantifiées | 9,0 | 19,9 | 21 | 0 |
| 202038 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,7 | 42,9 | 38 | 0 |
| 202140 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,6 | 34,8 | 40 | 0 |
| 202238 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,5 | 36,8 | 38 | 0 |
| 202342 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,7 | 32,1 | 42 | 0 |
| 202415 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,8 | 23,2 | 15 | 0 |
| 202515 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,2 | 24,6 | 15 | 0 |
| 2026279 analyses, dont 1 non quantifiée | 13,2 | 34,0 | 279 | 1 |
Prélèvement par prélèvement
Bobigny face à ses voisines
| Bobigny (cette commune) | 34,0 | |
|---|---|---|
| Drancy | 34,0 | |
| Noisy-le-Sec | 34,0 | |
| Romainville | 34,0 | |
| Pantin | 34,0 | |
| Bondy | 34,0 | |
| Les Lilas | 34,0 | |
| Le Blanc-Mesnil | 15,2 | |
| Le Bourget | 34,0 |
Sur ce paramètre, Bobigny se classe 6e sur 39 communes de la Seine-Saint-Denis, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 33 autres communes à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
L’eau analysée circule sur le réseau UDI SEDIF NEUILLY, dont FRANCILIANE assure l’exploitation. Au total, 12 196 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Bobigny
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : le charbon actif, sans plus
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Bobigny. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Ôter le chlore n’est sans effet que dans le verre : il garantissait la potabilité de l’eau jusqu’à votre robinet, et ce qui a été filtré se garde mal, même au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.