Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Bohars
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Bohars ressort à 52,3 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 10 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 18 analyses. L’ensemble du Finistère affiche une moyenne de 28,4 µg/L, sous la valeur de cette commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 est restée stable (− 0,2 %) : 40,1 µg/L en début de période, 40,0 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 80,7 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20168 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,1 | 62,3 | 8 | 0 |
| 20179 analyses, dont 0 non quantifiées | 52,9 | 69,2 | 9 | 0 |
| 20188 analyses, dont 0 non quantifiées | 48,6 | 64,2 | 8 | 0 |
| 20198 analyses, dont 0 non quantifiées | 47,1 | 69,8 | 8 | 0 |
| 20207 analyses, dont 0 non quantifiées | 54,9 | 70,9 | 7 | 0 |
| 20218 analyses, dont 0 non quantifiées | 50,9 | 80,7 | 8 | 0 |
| 20228 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,0 | 54,1 | 8 | 0 |
| 20238 analyses, dont 0 non quantifiées | 50,1 | 72,6 | 8 | 0 |
| 20248 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,7 | 49,8 | 8 | 0 |
| 20258 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,8 | 45,0 | 8 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,0 | 52,3 | 2 | 0 |
Les relevés un à un
Comparer Bohars aux communes proches
| Bohars (cette commune) | 52,3 | |
|---|---|---|
| Brest | 21,2 | |
| Guilers | 42,2 | |
| Gouesnou | 52,3 | |
| Milizac-Guipronvel | 13,2 | |
| Bourg-Blanc | 32,5 | |
| Saint-Renan | 55,5 | |
| Plouzané | 21,2 | |
| Coat-Méal | 14,8 |
Sur ce paramètre, Bohars se classe 242e sur 276 communes du Finistère, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau BREST METROPOLE-PEN AR CHLEUZ, dont SPL EAU DU PONANT assure l’exploitation. Au total, 1 135 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Bohars
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Bohars, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Ôter le chlore n’est sans effet que dans le verre : il garantissait la potabilité de l’eau jusqu’à votre robinet, et ce qui a été filtré se garde mal, même au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.