PFAS dans l’eau du robinet à Chaufour-Notre-Dame
0,0011 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse de la somme des 20 PFAS sur l’eau distribuée à Chaufour-Notre-Dame, pour un plafond réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 3 analyses menées jusqu’au 1er juin 2026. À l’échelle de la Sarthe, la moyenne atteint 0,0048 µg/L, un niveau supérieur à celui mesuré ici.
Le détail des prélèvements récents
Chaufour-Notre-Dame et les communes alentour
| Chaufour-Notre-Dame (cette commune) | 0,0011 | |
|---|---|---|
| Fay | 0,0011 | |
| Pruillé-le-Chétif | 0,0011 | |
| Trangé | 0,0011 | |
| Degré | 0,0025 | |
| La Quinte | 0,0025 | |
| Saint-Georges-du-Bois | 0,0011 |
Sur ce paramètre, Chaufour-Notre-Dame se classe 37e sur 97 communes de la Sarthe, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 16 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau LE MANS METROPOLE ESU, dont LE MANS METROPOLE assure l’exploitation. Au total, 2 925 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Chaufour-Notre-Dame
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- L’osmose inverse les retient tous, chaînes courtes comprises. Le charbon actif en bloc, lui, plafonne : bon sur les longues (PFOA, PFOS), nettement moins sur les courtes. Des deux procédés domestiques, un seul couvre donc la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Chaufour-Notre-Dame.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.