PFAS dans l’eau du robinet à Cléguer
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Cléguer affiche, au dernier prélèvement, 0,0015 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 3 analyses menées jusqu’au 26 mai 2026. La moyenne du Morbihan s’établit à 0,0046 µg/L, soit davantage que cette commune.
Le détail des prélèvements récents
Autour de Cléguer
| Cléguer (cette commune) | 0,0015 | |
|---|---|---|
| Calan | 0,0015 | |
| Pont-Scorff | 0,0015 | |
| Caudan | 0,001 | |
| Plouay | 0,0011 | |
| Arzano | 0,0011 | |
| Inzinzac-Lochrist | 0,001 | |
| Gestel | 0,0015 | |
| Lanvaudan | 0,0011 |
Sur ce paramètre, Cléguer se classe 20e sur 195 communes du Morbihan, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 6 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution PONT SCORFF, dont l’exploitant est SAUR. Le laboratoire y a analysé 789 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Cléguer.
Que faire de cette eau à Cléguer
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Cléguer. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.