Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Craon (Mayenne)
37,0 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse des trihalométhanes sur l’eau distribuée à Craon, pour un plafond réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 9 analyses menées jusqu’au 21 mai 2026. À l’échelle de la Mayenne, la moyenne atteint 20,3 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
L’évolution depuis 2018
Au fil des années 2018 à 2026, la moyenne calculée chaque année est restée stable (− 0,3 %) : elle passe de 37,1 à 37,0 µg/L, avec une pointe à 77,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20184 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,1 | 41,0 | 4 | 0 |
| 20194 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,8 | 36,7 | 4 | 0 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 34,5 | 43,0 | 4 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 27,3 | 34,0 | 4 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,5 | 77,0 | 4 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,5 | 38,0 | 4 | 0 |
| 20244 analyses, dont 0 non quantifiées | 33,0 | 42,0 | 4 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 33,0 | 40,0 | 4 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 37,0 | 37,0 | 1 | 0 |
Au fil des prélèvements
Craon face à ses voisines
| Craon (cette commune) | 37,0 | |
|---|---|---|
| Pommerieux | 25,0 | |
| Chérancé | 25,0 | |
| Athée | 31,0 | |
| Bouchamps-lès-Craon | 25,0 | |
| Denazé | 25,0 | |
| Livré-la-Touche | 31,0 | |
| La Chapelle-Craonnaise | 25,0 |
Sur ce paramètre, Craon se classe 204e sur 239 communes de la Mayenne, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau CRAON, dont CC DU PAYS DE CRAON assure l’exploitation. Au total, 253 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Craon
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Craon. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.