Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Craon (Vienne)
La dernière mesure des trihalométhanes à Craon donne 54,0 µg/L, pour une limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 25 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 49 analyses. 15,7 µg/L : c’est la moyenne relevée de la Vienne, donc moins que ce que mesure la commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a augmenté de 196 % : 20,1 µg/L en début de période, 59,5 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 95,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20168 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,1 | 44,1 | 8 | 0 |
| 20178 analyses, dont 0 non quantifiées | 26,4 | 55,6 | 8 | 0 |
| 201812 analyses, dont 0 non quantifiées | 47,5 | 74,8 | 12 | 0 |
| 20196 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,7 | 71,0 | 6 | 0 |
| 202010 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,1 | 64,7 | 10 | 0 |
| 202123 analyses, dont 0 non quantifiées | 51,7 | 95,0 | 23 | 0 |
| 202219 analyses, dont 0 non quantifiées | 51,7 | 90,3 | 19 | 0 |
| 202319 analyses, dont 0 non quantifiées | 56,8 | 94,8 | 19 | 0 |
| 202420 analyses, dont 0 non quantifiées | 49,1 | 81,8 | 20 | 0 |
| 202521 analyses, dont 0 non quantifiées | 55,9 | 91,9 | 21 | 0 |
| 20268 analyses, dont 0 non quantifiées | 59,5 | 73,3 | 8 | 0 |
Au fil des prélèvements
Autour de Craon
| Craon (cette commune) | 54,0 | |
|---|---|---|
| Massognes | 1,3 | |
| Doux | 41,0 | |
| La Grimaudière | 54,0 | |
| Mazeuil | 54,0 | |
| Maisonneuve | 1,3 | |
| Cuhon | 1,3 | |
| Thénezay | 41,0 | |
| Assais-les-Jumeaux | 36,0 |
Sur ce paramètre, Craon se classe 221e sur 265 communes de la Vienne, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 30 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Elle provient du réseau BAS LOUDUNAIS SCEVOLLES, exploité par EAUX DE VIENNE - SIVEER, sur lequel 608 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Craon
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Craon. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.