Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Crouy
42,6 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse des trihalométhanes sur l’eau distribuée à Crouy, pour un plafond réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 4 analyses menées jusqu’au 25 novembre 2025. La moyenne de l’Aisne s’établit à 13,9 µg/L, soit moins que cette commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2025 a augmenté de 200 % : 10,8 µg/L en début de période, 32,4 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 45,2 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 10,8 | 10,8 | 1 | 0 |
| 20171 analyse, dont 0 non quantifiées | 21,0 | 21,0 | 1 | 0 |
| 20181 analyse, dont 0 non quantifiées | 11,5 | 11,5 | 1 | 0 |
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 22,0 | 22,0 | 1 | 0 |
| 20201 analyse, dont 0 non quantifiées | 14,8 | 14,8 | 1 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,4 | 25,4 | 2 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 27,6 | 34,4 | 2 | 0 |
| 20232 analyses, dont 0 non quantifiées | 33,3 | 45,2 | 2 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 17,8 | 17,9 | 2 | 0 |
| 20252 analyses, dont 0 non quantifiées | 32,4 | 42,6 | 2 | 0 |
Chaque analyse, un point
Les communes voisines de Crouy
| Crouy (cette commune) | 42,6 | |
|---|---|---|
| Braye | 5,0 | |
| Clamecy | 5,0 | |
| Bucy-le-Long | 12,3 | |
| Leury | 12,5 | |
| Vuillery | 5,0 | |
| Villeneuve-Saint-Germain | 13,0 | |
| Cuffies | 16,4 |
Sur ce paramètre, Crouy se classe 717e sur 776 communes de l’Aisne, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
D’où vient cette mesure
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, CROUY, que gère SUEZ EAU FRANCE, où 124 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Crouy.
Que faire de cette eau à Crouy
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Crouy en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.