Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Cucuron
La dernière mesure des trihalométhanes à Cucuron donne 32,3 µg/L, pour une limite réglementaire de 100,0 µg/L. Elle repose sur 39 analyses, la dernière le 16 juin 2026. À l’échelle du Vaucluse, la moyenne atteint 15,8 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Année par année, à partir de 2016
De 5,7 en 2016 à 20,2 µg/L en 2026, la moyenne annuelle des analyses a augmenté de 254 %. La valeur la plus haute de ces années est de 43,2 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 201611 analyses, dont 1 non quantifiée | 5,7 | 15,4 | 11 | 1 |
| 201713 analyses, dont 0 non quantifiées | 4,9 | 21,9 | 13 | 0 |
| 201811 analyses, dont 0 non quantifiées | 4,6 | 13,0 | 11 | 0 |
| 201911 analyses, dont 0 non quantifiées | 7,2 | 27,8 | 11 | 0 |
| 202010 analyses, dont 0 non quantifiées | 8,4 | 28,7 | 10 | 0 |
| 202112 analyses, dont 0 non quantifiées | 7,5 | 27,3 | 12 | 0 |
| 202211 analyses, dont 0 non quantifiées | 6,0 | 20,0 | 11 | 0 |
| 202311 analyses, dont 2 non quantifiées | 5,6 | 17,0 | 11 | 2 |
| 202411 analyses, dont 0 non quantifiées | 3,2 | 8,4 | 11 | 0 |
| 202511 analyses, dont 0 non quantifiées | 6,2 | 22,6 | 11 | 0 |
| 202617 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,2 | 43,2 | 17 | 0 |
Au fil des prélèvements
Cucuron face à ses voisines
| Cucuron (cette commune) | 32,3 | |
|---|---|---|
| Vaugines | 0,3 | |
| Cabrières-d'Aigues | 32,3 | |
| Sannes | 32,3 | |
| Sivergues | 0,2 | |
| Auribeau | 9,1 | |
| Ansouis | 32,3 | |
| Lourmarin | 3,6 | |
| La Motte-d'Aigues | 32,3 |
Sur ce paramètre, Cucuron se classe 130e sur 151 communes du Vaucluse, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 18 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Le réseau à l’origine de ces chiffres est ADDUCTION SYND.MIXTE PERTUIS (exploitant : SYNDICAT DURANCE LUBERON), avec 1 102 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Cucuron et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Cucuron
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre le goût de chlore : le charbon actif, sans plus
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Cucuron. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.