Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Eppeville
À Eppeville, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 41,1 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 8 analyses menées jusqu’au 16 juin 2026. 3,4 µg/L : c’est la moyenne relevée de la Somme, donc moins que ce que mesure la commune.
Année par année, à partir de 2016
De 20,5 en 2016 à 33,8 µg/L en 2026, la moyenne annuelle des analyses a augmenté de 65 %. La valeur la plus haute de ces années est de 41,1 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 20,5 | 20,5 | 1 | 0 |
| 20171 analyse, dont 0 non quantifiées | 18,0 | 18,0 | 1 | 0 |
| 20181 analyse, dont 1 non quantifiée | n.d. | n.d. | 1 | 1 |
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 21,4 | 21,4 | 1 | 0 |
| 20201 analyse, dont 0 non quantifiées | 20,2 | 20,2 | 1 | 0 |
| 20211 analyse, dont 0 non quantifiées | 19,5 | 19,5 | 1 | 0 |
| 20221 analyse, dont 0 non quantifiées | 23,5 | 23,5 | 1 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 27,0 | 31,6 | 2 | 0 |
| 20252 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,1 | 28,4 | 2 | 0 |
| 20264 analyses, dont 0 non quantifiées | 33,8 | 41,1 | 4 | 0 |
Les relevés un à un
Eppeville et les communes alentour
| Eppeville (cette commune) | 41,1 | |
|---|---|---|
| Muille-Villette | 41,1 | |
| Ham | 11,1 | |
| Esmery-Hallon | 20,0 | |
| Sancourt | 11,1 | |
| Golancourt | 16,8 | |
| Hombleux | 18,8 | |
| Brouchy | 41,1 | |
| Offoy | 9,4 |
Sur ce paramètre, Eppeville se classe 761e sur 763 communes de la Somme, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 2 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
L’eau analysée circule sur le réseau EPPEVILLE-MUILLE VILLETTE UDI, dont SUEZ EAU DES HAUTS DE FRANCE 80 assure l’exploitation. Au total, 166 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Eppeville
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau d’Eppeville en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Toute désinfection au chlore se paie de sous-produits : la matière organique naturellement présente dans l’eau réagit avec lui et forme notamment des trihalométhanes. La dose résiduelle entretenue dans les canalisations est ce qui garde l’eau potable jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.