Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Évran
À Évran, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 59,7 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 18 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 14 analyses. À l’échelle des Côtes-d’Armor, la moyenne atteint 27,3 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
L’évolution depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a baissé de 20 % : 58,4 µg/L en début de période, 46,5 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 73,6 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 58,4 | 66,8 | 2 | 0 |
| 20175 analyses, dont 0 non quantifiées | 54,9 | 69,0 | 5 | 0 |
| 20185 analyses, dont 0 non quantifiées | 61,5 | 73,6 | 5 | 0 |
| 20194 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,1 | 52,3 | 4 | 0 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,7 | 65,2 | 4 | 0 |
| 20216 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,6 | 53,7 | 6 | 0 |
| 202212 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,6 | 73,3 | 12 | 0 |
| 202310 analyses, dont 0 non quantifiées | 34,3 | 62,2 | 10 | 0 |
| 20245 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,6 | 72,3 | 5 | 0 |
| 20256 analyses, dont 0 non quantifiées | 42,7 | 63,6 | 6 | 0 |
| 20263 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,5 | 59,7 | 3 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Autour d’Évran
| Évran (cette commune) | 59,7 | |
|---|---|---|
| Saint-Judoce | 9,1 | |
| Saint-André-des-Eaux | 9,1 | |
| Le Quiou | 9,1 | |
| Trévérien | 27,0 | |
| Calorguen | 6,6 | |
| Tréfumel | 9,1 | |
| Saint-Thual | 27,0 | |
| Plesder | 27,0 |
Sur ce paramètre, Évran se classe 339e sur 344 communes des Côtes-d’Armor, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
De quel réseau viennent ces analyses
Elle provient du réseau ST MALO_BOIS JOLI/BEAUFORT_ST MALO, exploité par SAUR (PLUDUNO), sur lequel 1 089 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Évran
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau d’Évran, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.