Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Juillenay
À Juillenay, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 82,0 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 16 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 21 analyses. Rapportée à la moyenne de la Côte-d’Or, qui vaut 18,1 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Le suivi année après année depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a augmenté de 374 % : 16,4 µg/L en début de période, 77,8 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 107,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 16,4 | 16,4 | 1 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,3 | 37,4 | 2 | 0 |
| 20184 analyses, dont 0 non quantifiées | 35,0 | 64,2 | 4 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,4 | 66,0 | 3 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 29,2 | 53,8 | 3 | 0 |
| 20213 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,4 | 71,3 | 3 | 0 |
| 20223 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,6 | 74,0 | 3 | 0 |
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 47,3 | 62,8 | 3 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,0 | 77,0 | 3 | 0 |
| 20253 analyses, dont 0 non quantifiées | 37,5 | 57,6 | 3 | 0 |
| 202615 analyses, dont 0 non quantifiées | 77,8 | 107,0 | 15 | 0 |
Chaque analyse, un point
Juillenay et les communes alentour
| Juillenay (cette commune) | 82,0 | |
|---|---|---|
| Montlay-en-Auxois | 82,0 | |
| Lacour-d'Arcenay | 82,0 | |
| Vic-sous-Thil | 82,0 | |
| Aisy-sous-Thil | 82,0 | |
| Dompierre-en-Morvan | 82,0 | |
| Molphey | 82,0 | |
| Précy-sous-Thil | 82,0 | |
| La Motte-Ternant | 82,0 |
Sur ce paramètre, Juillenay se classe 661e sur 679 communes de la Côte-d’Or, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 18 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau SESAM, R. DE CHENESAINT, dont SUEZ EAU FRANCE SAS - COTE D'OR assure l’exploitation. Au total, 309 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Juillenay
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Juillenay. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.