PFAS dans l’eau du robinet à Lille
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Lille ressort à 0,017 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 6 analyses menées jusqu’au 20 mai 2026 ; 1 d’entre elles n’a rien quantifié. Rapportée à la moyenne du Nord, qui vaut 0,006 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Le détail des prélèvements récents
Comparer Lille aux communes proches
| Lille (cette commune) | 0,017 | |
|---|---|---|
| Lambersart | 0,017 | |
| La Madeleine | 0,017 | |
| Loos | 0,01 | |
| Saint-André-lez-Lille | 0,017 | |
| Sequedin | 0,017 | |
| Faches-Thumesnil | 0,0 | |
| Ronchin | 0,0 | |
| Mons-en-Barœul | 0,017 |
Sur ce paramètre, Lille se classe 519e sur 609 communes du Nord, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 65 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution LAMBERSART, dont l’exploitant est VÉOLIA. Le laboratoire y a analysé 3 288 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Lille.
Que faire de cette eau à Lille
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Lille. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Une carafe filtrante ne fait pas l’affaire : il lui manque le média comme le temps de contact. Un adoucisseur non plus, qui se borne à échanger du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Fluorer une molécule, c’est lui donner une liaison entre carbone et fluor, l’une des plus solides que compte la chimie organique. Ni le milieu naturel ni une station d’épuration classique n’en viennent à bout : ces composés de synthèse en tirent leur nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.