Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Locronan
La dernière mesure des trihalométhanes à Locronan donne 52,4 µg/L, pour une limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 16 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 8 analyses. Rapportée à la moyenne du Finistère, qui vaut 28,4 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
La série annuelle ouverte en 2016
De 82,1 en 2017 à 42,4 µg/L en 2026, la moyenne annuelle des analyses a baissé de 48 %. La valeur la plus haute de ces années est de 89,3 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 1 non quantifiée | n.d. | n.d. | 1 | 1 |
| 20172 analyses, dont 1 non quantifiée | 82,1 | 82,1 | 2 | 1 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 4,7 | 6,7 | 2 | 0 |
| 20192 analyses, dont 0 non quantifiées | 39,0 | 74,1 | 2 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,9 | 89,3 | 2 | 0 |
| 20211 analyse, dont 0 non quantifiées | 82,4 | 82,4 | 1 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 53,8 | 81,0 | 2 | 0 |
| 20232 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,1 | 16,3 | 2 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,7 | 29,1 | 2 | 0 |
| 20252 analyses, dont 0 non quantifiées | 49,3 | 56,1 | 2 | 0 |
| 20264 analyses, dont 0 non quantifiées | 42,4 | 62,3 | 4 | 0 |
Chaque analyse, un point
Les communes voisines de Locronan
| Locronan (cette commune) | 52,4 | |
|---|---|---|
| Plonévez-Porzay | 60,4 | |
| Plogonnec | 20,0 | |
| Kerlaz | 72,6 | |
| Quéménéven | 52,8 | |
| Le Juch | 16,8 | |
| Guengat | 20,0 | |
| Ploéven | 60,4 | |
| Cast | 20,0 |
Sur ce paramètre, Locronan se classe 244e sur 276 communes du Finistère, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
L’origine du chiffre
L’eau analysée circule sur le réseau LOCRONAN (KERVAVARN), dont QUIMPER BRETAGNE OCCIDENTALE EDCH assure l’exploitation. Au total, 334 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Locronan
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Locronan, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Entre l’usine et le robinet, c’est le chlore résiduel qui maintient la potabilité de l’eau. En contrepartie, il réagit avec la matière organique naturellement présente et donne naissance à des sous-produits, parmi lesquels les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.