PFAS dans l’eau du robinet à Lyon
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Lyon affiche, au dernier prélèvement, 0,011 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 18 analyses menées jusqu’au 26 juin 2026. 0,0375 µg/L : c’est la moyenne relevée du Rhône, donc plus que ce que mesure la commune.
Année par année, à partir de 2023
La moyenne annuelle de 2023 à 2026 a baissé de 15 % : 0,0179 µg/L en début de période, 0,0153 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 0,043 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0179 | 0,0297 | 3 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0136 | 0,0168 | 3 | 0 |
| 20253 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0283 | 0,043 | 3 | 0 |
| 202612 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0153 | 0,035 | 12 | 0 |
Les relevés un à un
Autour de Lyon
| Lyon (cette commune) | 0,011 | |
|---|---|---|
| La Mulatière | 0,011 | |
| Sainte-Foy-lès-Lyon | 0,011 | |
| Villeurbanne | 0,011 | |
| Caluire-et-Cuire | 0,011 | |
| Écully | 0,011 | |
| Oullins-Pierre-Bénite | 0,011 | |
| Champagne-au-Mont-d'Or | 0,011 | |
| Bron | 0,011 |
Sur ce paramètre, Lyon se classe 67e sur 264 communes du Rhône, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 35 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution EST (METROPOLE LYON), dont l’exploitant est EAU DU GRAND LYON. Le laboratoire y a analysé 14 645 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Lyon.
Que faire de cette eau à Lyon
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : chaînes courtes comprises, l’osmose inverse
- L’osmose inverse les retient tous, chaînes courtes comprises. Le charbon actif en bloc, lui, plafonne : bon sur les longues (PFOA, PFOS), nettement moins sur les courtes. Des deux procédés domestiques, un seul couvre donc la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Lyon.
- La carafe filtrante n’a pas le média voulu, ni le temps de contact, et un adoucisseur, dont tout le travail est d’échanger du calcium contre du sodium, ne fait pas davantage contre les PFAS.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.