PFAS dans l’eau du robinet à Malintrat
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Malintrat ressort à < 0,029 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 6 analyses menées jusqu’au 1er juin 2026 ; 4 d’entre elles n’ont rien quantifié. La moyenne du Puy-de-Dôme s’établit à 0,0011 µg/L, soit moins que cette commune.
Les communes voisines de Malintrat
| Malintrat (cette commune) | 0,0 | |
|---|---|---|
| Aulnat | 0,0 | |
| Gerzat | 0,004 | |
| Pont-du-Château | 0,0 | |
| Lussat | 0,0 | |
| Saint-Beauzire | 0,0 | |
| Lempdes | 0,0 | |
| Les Martres-d'Artière | 0,0 | |
| Cébazat | 0,0 |
Sur ce paramètre, Malintrat se classe 1e sur 425 communes du Puy-de-Dôme, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 328 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
L’eau analysée circule sur le réseau PUY DE MUR, dont S.E.M.E.R.A.P. assure l’exploitation. Au total, 1 491 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Malintrat
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre les PFAS : deux procédés, un seul couvre toute la famille
- La longueur de chaîne départage les deux procédés : le charbon actif en bloc traite efficacement les chaînes longues (PFOA, PFOS), beaucoup moins bien les courtes, quand l’osmose inverse retient les unes et les autres. Sur les PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Malintrat, elle reste le seul procédé domestique à tout couvrir.
- L’adoucisseur est hors sujet ici : son échange de calcium contre du sodium ne touche pas ces molécules. La carafe filtrante l’est tout autant, faute du média nécessaire et d’un temps de contact suffisant.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.