Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Marignane
La dernière mesure des trihalométhanes à Marignane donne 38,8 µg/L, pour une limite réglementaire de 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 25 analyses, jusqu’au relevé du 15 juin 2026. La moyenne des Bouches-du-Rhône s’établit à 17,0 µg/L, soit moins que cette commune.
Le détail des prélèvements récents
Autour de Marignane
| Marignane (cette commune) | 38,8 | |
|---|---|---|
| Saint-Victoret | 38,8 | |
| Gignac-la-Nerthe | 38,8 | |
| Vitrolles | 27,3 | |
| Châteauneuf-les-Martigues | 9,7 | |
| Le Rove | 38,8 | |
| Ensuès-la-Redonne | 38,8 | |
| Rognac | 21,5 | |
| Les Pennes-Mirabeau | 16,2 |
Sur ce paramètre, Marignane se classe 110e sur 119 communes des Bouches-du-Rhône, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 6 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Elle provient du réseau MARIGNANE GIGNAC COTE BLEUE, exploité par SOCIETE EAU DE MARSEILLE METROPOLE, sur lequel 1 706 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Marignane
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Marignane, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.