PFAS dans l’eau du robinet à Montmarault
À Montmarault, le relevé le plus récent de la somme des 20 PFAS s’établit à < 0,029 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 4 analyses menées jusqu’au 2 juin 2026 ; 1 d’entre elles n’a rien quantifié. À l’échelle de l’Allier, la moyenne atteint 0,01 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Chaque analyse, un point
Comparer Montmarault aux communes proches
Sur ce paramètre, Montmarault se classe 1e sur 311 communes de l’Allier, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 130 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau RESEAU S.M.E.A. - REG. MINIERE, dont SIVOM REGION MINIERE assure l’exploitation. Au total, 204 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Montmarault
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : l’osmose inverse, seule à traiter toute la famille
- Seule l’osmose inverse couvre la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Montmarault, chaînes courtes autant que longues. Le charbon actif en bloc, l’autre procédé domestique, s’en tient aux chaînes longues (PFOA, PFOS), et son efficacité tombe sur les courtes.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.