Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Morbier
À Morbier, le relevé le plus récent des trihalométhanes s’établit à 51,2 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 5 analyses menées jusqu’au 22 juin 2026. La moyenne du Jura s’établit à 15,3 µg/L, soit moins que cette commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a augmenté de 34 % : 38,1 µg/L en début de période, 51,2 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 98,7 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 38,1 | 41,6 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 63,4 | 98,7 | 2 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 69,2 | 87,9 | 2 | 0 |
| 20192 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,9 | 30,7 | 2 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 34,0 | 56,4 | 2 | 0 |
| 20212 analyses, dont 0 non quantifiées | 13,5 | 16,0 | 2 | 0 |
| 20222 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,8 | 72,6 | 2 | 0 |
| 20231 analyse, dont 0 non quantifiées | 21,1 | 21,1 | 1 | 0 |
| 20242 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,8 | 50,9 | 2 | 0 |
| 20252 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,5 | 17,5 | 2 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 51,2 | 51,2 | 1 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Autour de Morbier
| Morbier (cette commune) | 51,2 | |
|---|---|---|
| Lac-des-Rouges-Truites | 51,6 | |
| Bellefontaine | 51,2 | |
| Saint-Laurent-en-Grandvaux | 0,0 | |
| Hauts de Bienne | 51,2 | |
| Fort-du-Plasne | 22,6 | |
| La Chaumusse | 0,0 | |
| Chapelle-des-Bois | 51,2 | |
| Foncine-le-Bas | 37,1 |
Sur ce paramètre, Morbier se classe 416e sur 442 communes du Jura, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 4 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau SIAEP DE LAC DE BELLEFONTAINE, dont LYONNAISE DES EAUX AG. SAONE JURA assure l’exploitation. Au total, 243 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Morbier
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un simple charbon actif retire le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes, sans toucher à la minéralisation de l’eau de Morbier. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite, mais ils suffisent souvent à donner un goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.