PFAS dans l’eau du robinet à Morschwiller-le-Bas
Le dernier contrôle de la somme des 20 PFAS effectué à Morschwiller-le-Bas ressort à < 0,005 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 0,1 µg/L. Derrière ce chiffre, 6 analyses, dont 2 restées sous le seuil de quantification, jusqu’au relevé du 18 juin 2026. Rapportée à la moyenne du Haut-Rhin, qui vaut 0,0044 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Chaque analyse, un point
Morschwiller-le-Bas et les communes alentour
Sur ce paramètre, Morschwiller-le-Bas se classe 1e sur 363 communes du Haut-Rhin, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 199 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le réseau à l’origine de ces chiffres est WITTENHEIM (exploitant : REGIE DE L'EAU M2A), avec 1 035 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Morschwiller-le-Bas et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Morschwiller-le-Bas
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- Seule l’osmose inverse couvre la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Morschwiller-le-Bas, chaînes courtes autant que longues. Le charbon actif en bloc, l’autre procédé domestique, s’en tient aux chaînes longues (PFOA, PFOS), et son efficacité tombe sur les courtes.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.