Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Pointe-Noire
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Pointe-Noire affiche, au dernier prélèvement, 83,1 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 30 analyses menées jusqu’au 11 juin 2026. Rapportée à la moyenne de la Guadeloupe, qui vaut 40,5 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Année par année, à partir de 2016
Le maximum relevé entre 2016 et 2026 est de 111,4 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées a augmenté de 378 %, de 11,8 à 56,4 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 11,8 | 11,8 | 1 | 0 |
| 20174 analyses, dont 0 non quantifiées | 47,6 | 76,1 | 4 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,0 | 20,6 | 2 | 0 |
| 20193 analyses, dont 0 non quantifiées | 41,4 | 50,0 | 3 | 0 |
| 20204 analyses, dont 1 non quantifiée | 49,4 | 59,7 | 4 | 1 |
| 20214 analyses, dont 1 non quantifiée | 67,6 | 89,0 | 4 | 1 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 45,2 | 56,0 | 4 | 0 |
| 20236 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,4 | 90,8 | 6 | 0 |
| 202410 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,4 | 55,4 | 10 | 0 |
| 202512 analyses, dont 0 non quantifiées | 56,7 | 111,4 | 12 | 0 |
| 20268 analyses, dont 0 non quantifiées | 56,4 | 83,1 | 8 | 0 |
Au fil des prélèvements
Autour de Pointe-Noire
| Pointe-Noire (cette commune) | 83,1 | |
|---|---|---|
| Bouillante | 63,2 | |
| Deshaies | 65,4 | |
| Lamentin | 89,3 | |
| Sainte-Rose | 93,9 | |
| Petit-Bourg | 45,4 | |
| Vieux-Habitants | 88,4 | |
| Baie-Mahault | 45,4 | |
| Goyave | 44,8 |
Sur ce paramètre, Pointe-Noire se classe 29e sur 32 communes de la Guadeloupe, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
D’où vient cette mesure
Le réseau à l’origine de ces chiffres est POINTE NOIRE BOURG (exploitant : SAUR), avec 236 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Pointe-Noire et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Pointe-Noire
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Pointe-Noire, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Ôter le chlore n’est sans effet que dans le verre : il garantissait la potabilité de l’eau jusqu’à votre robinet, et ce qui a été filtré se garde mal, même au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.