Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Pougues-les-Eaux
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Pougues-les-Eaux affiche, au dernier prélèvement, 58,1 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Au total, 11 analyses composent la série, la plus récente datée du 8 juin 2026. L’ensemble de la Nièvre affiche une moyenne de 17,2 µg/L, sous la valeur de cette commune.
La série annuelle ouverte en 2016
De 5,4 en 2016 à 36,1 µg/L en 2026, la moyenne annuelle des analyses a augmenté de 569 %. La valeur la plus haute de ces années est de 58,1 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20162 analyses, dont 0 non quantifiées | 5,4 | 6,8 | 2 | 0 |
| 20172 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,0 | 11,9 | 2 | 0 |
| 20184 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,1 | 28,2 | 4 | 0 |
| 20194 analyses, dont 2 non quantifiées | 24,8 | 25,4 | 4 | 2 |
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 17,3 | 29,3 | 4 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 12,8 | 19,2 | 4 | 0 |
| 20224 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,5 | 50,3 | 4 | 0 |
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,7 | 37,9 | 4 | 0 |
| 20244 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,1 | 27,7 | 4 | 0 |
| 20255 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,2 | 36,5 | 5 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 36,1 | 58,1 | 2 | 0 |
Le détail des prélèvements récents
Autour de Pougues-les-Eaux
| Pougues-les-Eaux (cette commune) | 58,1 | |
|---|---|---|
| Garchizy | 58,1 | |
| Germigny-sur-Loire | 58,1 | |
| Parigny-les-Vaux | 18,7 | |
| Chaulgnes | 18,7 | |
| Tronsanges | 18,7 | |
| Varennes-Vauzelles | 64,3 | |
| Fourchambault | 13,3 | |
| Beffes | 9,8 |
Sur ce paramètre, Pougues-les-Eaux se classe 298e sur 304 communes de la Nièvre, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 2 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
L’eau analysée circule sur le réseau SOULANGY, dont AGGLOMERATION DE NEVERS assure l’exploitation. Au total, 218 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Pougues-les-Eaux
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un simple charbon actif retire le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes, sans toucher à la minéralisation de l’eau de Pougues-les-Eaux. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite, mais ils suffisent souvent à donner un goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore garantit la potabilité jusqu’à votre robinet : le retirer ne pose aucun problème dans un verre, mais une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.