PFAS dans l’eau du robinet à Reynès
À Reynès, le relevé le plus récent de la somme des 20 PFAS s’établit à < 0,002 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 0,1 µg/L. Derrière ce chiffre, 3 analyses, dont 2 restées sous le seuil de quantification, jusqu’au relevé du 24 mars 2026. 0,0036 µg/L : c’est la moyenne relevée des Pyrénées-Orientales, donc plus que ce que mesure la commune.
Autour de Reynès
Sur ce paramètre, Reynès se classe 1e sur 145 communes des Pyrénées-Orientales, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 126 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Le réseau à l’origine de ces chiffres est VALLESPIR (exploitant : AIGUA DEL VALLESPIR), avec 558 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Reynès et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Reynès
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : deux procédés, un seul couvre toute la famille
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Reynès. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une seule liaison chimique commande le dossier : celle qui unit le carbone au fluor, parmi les plus résistantes de la chimie organique. Rien dans le milieu naturel, rien dans une station d’épuration classique n’en vient à bout, si bien que cette famille de composés de synthèse a hérité du nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.