Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Rosnoën
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Rosnoën ressort à 61,4 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 15 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 14 analyses. Rapportée à la moyenne du Finistère, qui vaut 28,4 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
L’évolution depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année est restée stable (− 7 %) : elle passe de 46,7 à 43,6 µg/L, avec une pointe à 90,1 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20161 analyse, dont 0 non quantifiées | 46,7 | 46,7 | 1 | 0 |
| 20171 analyse, dont 0 non quantifiées | 51,0 | 51,0 | 1 | 0 |
| 20181 analyse, dont 0 non quantifiées | 55,8 | 55,8 | 1 | 0 |
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 60,7 | 60,7 | 1 | 0 |
| 20203 analyses, dont 0 non quantifiées | 66,5 | 90,1 | 3 | 0 |
| 20211 analyse, dont 0 non quantifiées | 48,4 | 48,4 | 1 | 0 |
| 20221 analyse, dont 0 non quantifiées | 40,8 | 40,8 | 1 | 0 |
| 20231 analyse, dont 0 non quantifiées | 42,9 | 42,9 | 1 | 0 |
| 20247 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,6 | 49,2 | 7 | 0 |
| 20255 analyses, dont 0 non quantifiées | 35,4 | 76,0 | 5 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,6 | 61,4 | 2 | 0 |
Chaque analyse, un point
Comparer Rosnoën aux communes proches
| Rosnoën (cette commune) | 61,4 | |
|---|---|---|
| Trégarvan | 63,7 | |
| Hôpital-Camfrout | 20,5 | |
| Le Faou | 0,2 | |
| Dinéault | 57,3 | |
| Landévennec | 57,3 | |
| Pont-de-Buis-lès-Quimerch | 5,7 | |
| Argol | 57,3 | |
| Hanvec | 40,7 |
Sur ce paramètre, Rosnoën se classe 274e sur 276 communes du Finistère, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
De quel réseau viennent ces analyses
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution ROSNOËN (AULNE), dont l’exploitant est VEOLIA EAU BRETAGNE OUEST. Le laboratoire y a analysé 450 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Rosnoën.
Que faire de cette eau à Rosnoën
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Rosnoën en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.