Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-Benoît (La Réunion)
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Saint-Benoît ressort à 62,7 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 8 juin 2026 et s’inscrit dans un ensemble de 17 analyses, dont 1 sans résultat quantifié. La moyenne de La Réunion s’établit à 8,7 µg/L, soit moins que cette commune.
L’évolution depuis 2016
La moyenne annuelle de 2016 à 2026 a augmenté de 103 % : 21,6 µg/L en début de période, 43,9 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 63,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20163 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,6 | 33,6 | 3 | 0 |
| 201710 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,9 | 63,0 | 10 | 0 |
| 20188 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,7 | 49,8 | 8 | 0 |
| 20197 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,5 | 27,3 | 7 | 0 |
| 202010 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,5 | 41,0 | 10 | 0 |
| 20218 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,0 | 31,0 | 8 | 0 |
| 20227 analyses, dont 0 non quantifiées | 27,4 | 50,0 | 7 | 0 |
| 20237 analyses, dont 0 non quantifiées | 30,5 | 55,1 | 7 | 0 |
| 20247 analyses, dont 1 non quantifiée | 18,6 | 38,3 | 7 | 1 |
| 20257 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,6 | 32,9 | 7 | 0 |
| 20263 analyses, dont 0 non quantifiées | 43,9 | 62,7 | 3 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Saint-Benoît face à ses voisines
| Saint-Benoît (cette commune) | 62,7 | |
|---|---|---|
| Bras-Panon | 5,9 | |
| La Plaine-des-Palmistes | 1,6 | |
| Salazie | 11,0 | |
| Saint-André | 5,5 | |
| Sainte-Rose | 7,5 | |
| Sainte-Suzanne | 20,0 | |
| Le Tampon | 1,5 | |
| Cilaos | 9,0 |
Sur ce paramètre, Saint-Benoît se classe 24e sur 24 communes de La Réunion, de la valeur la plus faible à la plus élevée.
Quel réseau a été mesuré
L’eau analysée circule sur le réseau RESEAU VILLE ST-BENOIT, dont CISE REUNION assure l’exploitation. Au total, 470 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Saint-Benoît
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre le goût de chlore : rien de plus qu’un charbon actif
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Saint-Benoît. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.