PFAS dans l’eau du robinet à Saint-Clair-de-la-Tour
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Saint-Clair-de-la-Tour affiche, au dernier prélèvement, 0,035 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 12 analyses menées jusqu’au 9 avril 2026. 0,0077 µg/L : c’est la moyenne relevée de l’Isère, donc moins que ce que mesure la commune.
Année par année, à partir de 2023
Le maximum relevé entre 2023 et 2026 est de 0,0565 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées est restée stable (− 1 %), de 0,035 à 0,0345 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20234 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,035 | 0,0448 | 4 | 0 |
| 20245 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0442 | 0,0565 | 5 | 0 |
| 20255 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0438 | 0,054 | 5 | 0 |
| 20262 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0345 | 0,035 | 2 | 0 |
Chaque analyse, un point
Saint-Clair-de-la-Tour et les communes alentour
| Saint-Clair-de-la-Tour (cette commune) | 0,035 | |
|---|---|---|
| La Chapelle-de-la-Tour | 0,035 | |
| Saint-Didier-de-la-Tour | 0,018 | |
| La Tour-du-Pin | 0,035 | |
| Faverges-de-la-Tour | 0,0 | |
| La Bâtie-Montgascon | 0,004 | |
| Saint-Jean-de-Soudain | 0,035 | |
| Saint-André-le-Gaz | 0,004 | |
| Sainte-Blandine | 0,018 |
Sur ce paramètre, Saint-Clair-de-la-Tour se classe 423e sur 463 communes de l’Isère, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 5 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Le réseau à l’origine de ces chiffres est VALLONS TOUR PRINCIPAL (exploitant : CC LES VALS DU DAUPHINÉ), avec 363 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Saint-Clair-de-la-Tour et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Saint-Clair-de-la-Tour
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : l’osmose inverse, seule à traiter toute la famille
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Saint-Clair-de-la-Tour. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.