Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-François
La dernière mesure des trihalométhanes à Saint-François donne 39,7 µg/L, pour une limite réglementaire de 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 27 analyses, dont 1 restées sous le seuil de quantification, jusqu’au relevé du 31 mars 2026. 40,5 µg/L : c’est la moyenne relevée de la Guadeloupe, à peu de chose près ce que mesure la commune.
La série annuelle ouverte en 2017
La moyenne annuelle de 2017 à 2026 a augmenté de 29 % : 19,7 µg/L en début de période, 25,4 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 100,9 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20173 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,7 | 30,8 | 3 | 0 |
| 20182 analyses, dont 0 non quantifiées | 33,5 | 35,0 | 2 | 0 |
| 20192 analyses, dont 0 non quantifiées | 40,3 | 50,5 | 2 | 0 |
| 20201 analyse, dont 0 non quantifiées | 26,6 | 26,6 | 1 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 35,4 | 49,8 | 4 | 0 |
| 20223 analyses, dont 0 non quantifiées | 42,0 | 100,9 | 3 | 0 |
| 202311 analyses, dont 0 non quantifiées | 28,1 | 52,3 | 11 | 0 |
| 20246 analyses, dont 1 non quantifiée | 28,8 | 51,4 | 6 | 1 |
| 20259 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,9 | 45,1 | 9 | 0 |
| 202612 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,4 | 42,2 | 12 | 0 |
Les relevés un à un
Comparer Saint-François aux communes proches
| Saint-François (cette commune) | 39,7 | |
|---|---|---|
| Le Moule | 39,7 | |
| Sainte-Anne | 39,7 | |
| La Désirade | 39,7 | |
| Le Gosier | 44,8 | |
| Petit-Canal | 5,9 | |
| Les Abymes | 51,8 | |
| Morne-à-l'Eau | 12,9 | |
| Port-Louis | 16,2 |
Sur ce paramètre, Saint-François se classe 13e sur 32 communes de la Guadeloupe, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 3 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Elle provient du réseau SAINTE ANNE DESHAUTEURS, exploité par SMGEAG, sur lequel 1 152 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Saint-François
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Saint-François, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Le chlore tient l’eau potable jusqu’au robinet : l’ôter dans un verre ne pose aucun problème, mais une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.