PFAS dans l’eau du robinet à Saint-Genis-Pouilly
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Saint-Genis-Pouilly affiche, au dernier prélèvement, < 0,029 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 3 analyses menées jusqu’au 25 mars 2026 ; 2 d’entre elles n’ont rien quantifié. La moyenne de l’Ain s’établit à 0,0083 µg/L, soit moins que cette commune.
Saint-Genis-Pouilly face à ses voisines
| Saint-Genis-Pouilly (cette commune) | 0,0 | |
|---|---|---|
| Prévessin-Moëns | 0,001 | |
| Chevry | 0,0 | |
| Sergy | 0,0 | |
| Crozet | 0,001 | |
| Ornex | 0,001 | |
| Ségny | 0,001 | |
| Ferney-Voltaire | 0,007 | |
| Thoiry | 0,0 |
Sur ce paramètre, Saint-Genis-Pouilly se classe 1e sur 348 communes de l’Ain, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 157 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
L’eau analysée circule sur le réseau PRE BATAILLARD, dont REGIE DES EAUX GESSIENNES assure l’exploitation. Au total, 441 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Saint-Genis-Pouilly
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- Seule l’osmose inverse couvre la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Saint-Genis-Pouilly, chaînes courtes autant que longues. Le charbon actif en bloc, l’autre procédé domestique, s’en tient aux chaînes longues (PFOA, PFOS), et son efficacité tombe sur les courtes.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.