Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-Loup-Lamairé
Le suivi des trihalométhanes sur l’eau du robinet à Saint-Loup-Lamairé affiche, au dernier prélèvement, 36,0 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 100,0 µg/L. Derrière ce chiffre, 13 analyses, jusqu’au relevé du 14 avril 2026. À l’échelle des Deux-Sèvres, la moyenne atteint 26,6 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
L’évolution depuis 2016
Au fil des années 2016 à 2026, la moyenne calculée chaque année a augmenté de 87 % : elle passe de 19,3 à 36,0 µg/L, avec une pointe à 44,0 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20165 analyses, dont 0 non quantifiées | 19,3 | 29,2 | 5 | 0 |
| 20176 analyses, dont 0 non quantifiées | 21,6 | 30,6 | 6 | 0 |
| 20187 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,2 | 25,5 | 7 | 0 |
| 20196 analyses, dont 0 non quantifiées | 22,6 | 34,5 | 6 | 0 |
| 20206 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,6 | 28,9 | 6 | 0 |
| 20216 analyses, dont 0 non quantifiées | 18,3 | 31,2 | 6 | 0 |
| 20226 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,1 | 22,7 | 6 | 0 |
| 20236 analyses, dont 0 non quantifiées | 31,2 | 44,0 | 6 | 0 |
| 20246 analyses, dont 0 non quantifiées | 22,2 | 31,0 | 6 | 0 |
| 20256 analyses, dont 0 non quantifiées | 20,7 | 42,0 | 6 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 36,0 | 36,0 | 1 | 0 |
Prélèvement par prélèvement
Autour de Saint-Loup-Lamairé
| Saint-Loup-Lamairé (cette commune) | 36,0 | |
|---|---|---|
| Le Chillou | 36,0 | |
| Louin | 41,0 | |
| Gourgé | 36,0 | |
| Pressigny | 36,0 | |
| Aubigny | 36,0 | |
| Airvault | 19,0 | |
| Assais-les-Jumeaux | 36,0 | |
| Lhoumois | 36,0 |
Sur ce paramètre, Saint-Loup-Lamairé se classe 139e sur 252 communes des Deux-Sèvres, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 13 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
L’eau analysée circule sur le réseau SENEUIL, dont SYNDICAT DES EAUX DU VAL DU THOUET assure l’exploitation. Au total, 411 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Saint-Loup-Lamairé
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- La minéralisation n’est pas modifiée par un charbon actif, qui retire pourtant le chlore libre et une grande partie des trihalométhanes de l’eau distribuée à Saint-Loup-Lamairé. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau sont sous la limite, mais suffisent souvent au goût que l’on veut faire partir.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
Toute désinfection au chlore se paie de sous-produits : la matière organique naturellement présente dans l’eau réagit avec lui et forme notamment des trihalométhanes. La dose résiduelle entretenue dans les canalisations est ce qui garde l’eau potable jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.