PFAS dans l’eau du robinet à Saint-Martin-Lestra
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Saint-Martin-Lestra affiche, au dernier prélèvement, 0,057 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 9 analyses menées jusqu’au 6 janvier 2026. 0,0081 µg/L : c’est la moyenne relevée de la Loire, donc moins que ce que mesure la commune.
Année par année, à partir de 2023
Au fil des années 2023 à 2026, la moyenne calculée chaque année est restée stable (+ 9 %) : elle passe de 0,0521 à 0,057 µg/L, avec une pointe à 0,081 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20231 analyse, dont 0 non quantifiées | 0,0521 | 0,0521 | 1 | 0 |
| 20244 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0695 | 0,081 | 4 | 0 |
| 20254 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0678 | 0,078 | 4 | 0 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 0,057 | 0,057 | 1 | 0 |
Au fil des prélèvements
Autour de Saint-Martin-Lestra
| Saint-Martin-Lestra (cette commune) | 0,057 | |
|---|---|---|
| Haute-Rivoire | 0,062 | |
| Saint-Barthélemy-Lestra | 0,057 | |
| Essertines-en-Donzy | 0,057 | |
| Jas | 0,057 | |
| Virigneux | 0,057 | |
| Les Halles | 0,062 | |
| Saint-Clément-les-Places | 0,062 | |
| Meys | 0,062 |
Sur ce paramètre, Saint-Martin-Lestra se classe 268e sur 298 communes de la Loire, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 30 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Elle provient du réseau BALBIGNY SIMOLY, exploité par SUEZ RAA SIEGE, sur lequel 503 prélèvements ont été analysés. Le contrôle sanitaire porte sur des unités de distribution, pas sur des communes : les communes desservies par ce même réseau affichent donc les mêmes valeurs.
Que faire de cette eau à Saint-Martin-Lestra
Traiter cette eau au robinet se justifie sur un point du relevé de ce réseau. La valeur en cause est rappelée en tête de bloc, aucun conseil ne tient sans elle, et chaque équipement arrive accompagné de ses limites.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- Couvrir l’ensemble des PFAS demande une osmose inverse : parmi ceux qui sont quantifiés dans l’eau distribuée à Saint-Martin-Lestra, chaînes courtes et chaînes longues y sont arrêtées ensemble. Le charbon actif en bloc n’est à la hauteur que sur les longues (PFOA, PFOS) ; sur les courtes il décroche, et des deux procédés domestiques l’écart se joue là.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une seule liaison chimique commande le dossier : celle qui unit le carbone au fluor, parmi les plus résistantes de la chimie organique. Rien dans le milieu naturel, rien dans une station d’épuration classique n’en vient à bout, si bien que cette famille de composés de synthèse a hérité du nom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.