Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Saint-Paul-Cap-de-Joux
36,3 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse des trihalométhanes sur l’eau distribuée à Saint-Paul-Cap-de-Joux, pour un plafond réglementaire de 100,0 µg/L. Le dernier prélèvement remonte au 2 juin 2025 et s’inscrit dans un ensemble de 6 analyses. La moyenne du Tarn s’établit à 23,7 µg/L, soit moins que cette commune.
Ce que montrent les moyennes depuis 2019
Le maximum relevé entre 2019 et 2025 est de 70,6 µg/L. Sur la même période, la moyenne annuelle des valeurs quantifiées a augmenté de 108 %, de 22,4 à 46,5 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20191 analyse, dont 0 non quantifiées | 22,4 | 22,4 | 1 | 0 |
| 20202 analyses, dont 0 non quantifiées | 25,0 | 28,7 | 2 | 0 |
| 20214 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,8 | 33,4 | 4 | 0 |
| 20223 analyses, dont 0 non quantifiées | 24,9 | 36,2 | 3 | 0 |
| 20233 analyses, dont 0 non quantifiées | 34,9 | 39,7 | 3 | 0 |
| 20243 analyses, dont 0 non quantifiées | 27,0 | 38,1 | 3 | 0 |
| 20253 analyses, dont 0 non quantifiées | 46,5 | 70,6 | 3 | 0 |
Chaque analyse, un point
Saint-Paul-Cap-de-Joux et les communes alentour
| Saint-Paul-Cap-de-Joux (cette commune) | 36,3 | |
|---|---|---|
| Prades | 33,5 | |
| Guitalens-L'Albarède | 36,3 | |
| Serviès | 36,3 | |
| Damiatte | 36,3 | |
| Bertre | 33,5 | |
| Teyssode | 36,3 | |
| Magrin | 33,5 | |
| Puylaurens | 33,5 |
Sur ce paramètre, Saint-Paul-Cap-de-Joux se classe 274e sur 314 communes du Tarn, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 7 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, SYNDICAT VSP IEMN, que gère SYNDICAT IAEP VIELMUR ST.PAUL, où 115 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Saint-Paul-Cap-de-Joux.
Que faire de cette eau à Saint-Paul-Cap-de-Joux
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un charbon actif suffit
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Saint-Paul-Cap-de-Joux, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Le chlore résiduel est ce qui garantit qu’une eau reste potable entre l’usine et le robinet. Son inconvénient est connu : en réagissant avec la matière organique naturellement présente, il forme des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.