PFAS dans l’eau du robinet à Seugy
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Seugy affiche, au dernier prélèvement, 0,006 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Derrière ce chiffre, 5 analyses, jusqu’au relevé du 11 mars 2026. La moyenne du Val-d’Oise s’établit à 0,0033 µg/L, soit moins que cette commune.
Chaque analyse, un point
Seugy et les communes alentour
| Seugy (cette commune) | 0,006 | |
|---|---|---|
| Viarmes | 0,006 | |
| Asnières-sur-Oise | 0,006 | |
| Chaumontel | 0,006 | |
| Épinay-Champlâtreux | 0,0 | |
| Luzarches | 0,006 | |
| Belloy-en-France | 0,0 | |
| Lassy | 0,024 | |
| Lamorlaye | 0,014 |
Sur ce paramètre, Seugy se classe 127e sur 157 communes du Val-d’Oise, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 11 autres communes à la même valeur.
Quel réseau a été mesuré
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, SIECCAO, que gère SAUR FRANCE, où 679 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Seugy.
Que faire de cette eau à Seugy
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre les PFAS : l’osmose inverse, seule à traiter toute la famille
- Couvrir l’ensemble des PFAS demande une osmose inverse : parmi ceux qui sont quantifiés dans l’eau distribuée à Seugy, chaînes courtes et chaînes longues y sont arrêtées ensemble. Le charbon actif en bloc n’est à la hauteur que sur les longues (PFOA, PFOS) ; sur les courtes il décroche, et des deux procédés domestiques l’écart se joue là.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.