PFAS dans l’eau du robinet à Sully-sur-Loire
À Sully-sur-Loire, le relevé le plus récent de la somme des 20 PFAS s’établit à 0,042 µg/L, contre une limite réglementaire fixée à 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 3 analyses menées jusqu’au 15 janvier 2026. Rapportée à la moyenne du Loiret, qui vaut 0,0024 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
Les relevés un à un
Autour de Sully-sur-Loire
| Sully-sur-Loire (cette commune) | 0,042 | |
|---|---|---|
| Saint-Père-sur-Loire | 0,042 | |
| Viglain | 0,0 | |
| Saint-Aignan-le-Jaillard | 0,005 | |
| Saint-Benoît-sur-Loire | 0,0 | |
| Guilly | 0,0 | |
| Villemurlin | 0,0 | |
| Neuvy-en-Sullias | 0,0 |
Sur ce paramètre, Sully-sur-Loire se classe 293e sur 296 communes du Loiret, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 2 autres communes à la même valeur.
L’origine du chiffre
L’eau analysée circule sur le réseau SYND.SULLY SUR LOIRE, dont SAUR assure l’exploitation. Au total, 198 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Sully-sur-Loire
Rien de ce qui suit n’est proposé au hasard. Le bloc ci-dessous part d’une mesure de ce réseau qui justifie un traitement au robinet, et la valeur en cause y est citée. Un procédé n’y figure jamais sans la limite qui le borne.
Contre les PFAS : deux procédés, un seul couvre toute la famille
- L’osmose inverse arrête les chaînes courtes comme les longues des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Sully-sur-Loire. Le charbon actif en bloc est efficace sur les chaînes longues (PFOA, PFOS) et beaucoup moins sur les courtes : des deux procédés domestiques, l’osmose inverse est le seul à couvrir l’ensemble de la famille.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.