PFAS dans l’eau du robinet à Thil (Ain)
Le suivi de la somme des 20 PFAS sur l’eau du robinet à Thil affiche, au dernier prélèvement, 0,133 µg/L, à comparer à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Le suivi s’appuie sur 26 analyses menées jusqu’au 26 juin 2026 ; 5 d’entre elles n’ont rien quantifié. L’ensemble de l’Ain affiche une moyenne de 0,0083 µg/L, sous la valeur de cette commune.
Les relevés un à un
Thil et les communes alentour
| Thil (cette commune) | 0,133 | |
|---|---|---|
| Beynost | 0,025 | |
| La Boisse | 0,133 | |
| Niévroz | 0,133 | |
| Jonage | 0,011 | |
| Meyzieu | 0,011 | |
| Jons | 0,0056 | |
| Dagneux | 0,011 |
Sur ce paramètre, Thil se classe 346e sur 348 communes de l’Ain, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 2 autres communes à la même valeur.
D’où vient cette mesure
Ces valeurs viennent d’un seul réseau, THIL NIEVROZ, que gère SUEZ EAU FRANCE - ARA, où 275 prélèvements ont fait l’objet d’une analyse. L’objet du contrôle sanitaire est l’unité de distribution, non la commune : les autres communes alimentées par ce réseau partagent les résultats affichés pour Thil.
Que faire de cette eau à Thil
Le chiffre passe avant l’équipement : une mesure relevée sur ce réseau justifie un traitement au robinet, et le bloc s’ouvre sur celle qui le déclenche. Ce qu’un procédé ne traite pas est écrit à côté de ce qu’il traite.
Contre les PFAS : la famille entière passe par l’osmose inverse
- L’osmose inverse les retient tous, chaînes courtes comprises. Le charbon actif en bloc, lui, plafonne : bon sur les longues (PFOA, PFOS), nettement moins sur les courtes. Des deux procédés domestiques, un seul couvre donc la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Thil.
- Deux équipements courants n’y changent rien : la carafe filtrante, dont le média et le temps de contact sont insuffisants, et l’adoucisseur, qui échange du calcium contre du sodium et s’arrête là.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.