Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Villeron
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Villeron ressort à 30,8 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 29 analyses menées jusqu’au 16 avril 2026. Rapportée à la moyenne du Val-d’Oise, qui vaut 17,6 µg/L, cette commune se situe au-dessus.
La série annuelle ouverte en 2020
La moyenne annuelle de 2020 à 2026 a augmenté de 3 650 % : 0,4 µg/L en début de période, 15,0 en fin. Le pic mesuré s’élève quant à lui à 30,8 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20204 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,4 | 0,8 | 4 | 0 |
| 20218 analyses, dont 0 non quantifiées | 0,0 | 0,0 | 8 | 0 |
| 202211 analyses, dont 0 non quantifiées | 6,3 | 18,4 | 11 | 0 |
| 20237 analyses, dont 0 non quantifiées | 7,8 | 23,1 | 7 | 0 |
| 202410 analyses, dont 0 non quantifiées | 5,3 | 11,5 | 10 | 0 |
| 202511 analyses, dont 0 non quantifiées | 7,6 | 17,5 | 11 | 0 |
| 20268 analyses, dont 0 non quantifiées | 15,0 | 30,8 | 8 | 0 |
Les relevés un à un
Villeron face à ses voisines
| Villeron (cette commune) | 30,8 | |
|---|---|---|
| Chennevières-lès-Louvres | 10,8 | |
| Vémars | 6,8 | |
| Louvres | 29,6 | |
| Marly-la-Ville | 28,7 | |
| Épiais-lès-Louvres | 10,8 | |
| Saint-Witz | 30,8 | |
| Puiseux-en-France | 32,7 | |
| Mauregard | 26,2 |
Sur ce paramètre, Villeron se classe 158e sur 183 communes du Val-d’Oise, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 8 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le réseau à l’origine de ces chiffres est SIECCAO (exploitant : SAUR FRANCE), avec 679 prélèvements analysés. Parce que le contrôle sanitaire s’applique à des unités de distribution et non à des communes, Villeron et les autres communes du même réseau affichent des valeurs identiques.
Que faire de cette eau à Villeron
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : le chlore libre part au charbon
- Un charbon actif, même simple, suffit sur le chlore libre et sur une grande partie des trihalométhanes ; la minéralisation de l’eau de Villeron, elle, n’est pas touchée. Sur ce réseau, les sous-produits de chloration mesurés restent sous la limite, sans empêcher le goût que l’on cherche à supprimer.
- Une eau filtrée se conserve mal, y compris au réfrigérateur : le chlore qu’on lui a retiré est ce qui garantissait la potabilité jusqu’au robinet. Bue tout de suite, elle ne pose aucun problème.
Comprendre les trihalométhanes
Les trihalométhanes ne sont pas ajoutés à l’eau : ils s’y forment, lorsque le chlore rencontre la matière organique naturellement présente. Ce chlore résiduel a sa raison d’être, garantir la potabilité tout au long du parcours jusqu’au robinet.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.