Chloration et trihalométhanes dans l’eau à Besançon
Le dernier contrôle des trihalométhanes effectué à Besançon ressort à 56,8 µg/L ; la réglementation en fixe la limite à 100,0 µg/L. Le suivi s’appuie sur 15 analyses menées jusqu’au 13 avril 2026 ; 1 d’entre elles n’a rien quantifié. À l’échelle du Doubs, la moyenne atteint 19,1 µg/L, un niveau inférieur à celui mesuré ici.
Ce que montrent les moyennes depuis 2016
Entre 2016 et 2026, la moyenne annuelle a augmenté de 431 %, passant de 10,7 à 56,8 µg/L. Le maximum de la période atteint 56,8 µg/L.
| Année | Moyenne | Maximum | Analyses | Non quantifiées |
|---|---|---|---|---|
| 20168 analyses, dont 4 non quantifiées | 10,7 | 24,3 | 8 | 4 |
| 20178 analyses, dont 1 non quantifiée | 4,5 | 21,8 | 8 | 1 |
| 20189 analyses, dont 0 non quantifiées | 14,7 | 29,6 | 9 | 0 |
| 20199 analyses, dont 0 non quantifiées | 16,3 | 29,5 | 9 | 0 |
| 20208 analyses, dont 0 non quantifiées | 13,5 | 34,7 | 8 | 0 |
| 20217 analyses, dont 2 non quantifiées | 15,5 | 31,6 | 7 | 2 |
| 20225 analyses, dont 0 non quantifiées | 10,7 | 27,3 | 5 | 0 |
| 20236 analyses, dont 0 non quantifiées | 17,6 | 32,0 | 6 | 0 |
| 20247 analyses, dont 0 non quantifiées | 11,6 | 26,4 | 7 | 0 |
| 20257 analyses, dont 1 non quantifiée | 10,0 | 32,3 | 7 | 1 |
| 20261 analyse, dont 0 non quantifiées | 56,8 | 56,8 | 1 | 0 |
Les relevés un à un
Autour de Besançon
| Besançon (cette commune) | 56,8 | |
|---|---|---|
| École-Valentin | 21,2 | |
| Pirey | 6,3 | |
| Chalezeule | 11,4 | |
| Miserey-Salines | 21,2 | |
| Châtillon-le-Duc | 21,2 | |
| Tallenay | 21,2 | |
| Thise | 1,6 | |
| Les Auxons | 21,2 |
Sur ce paramètre, Besançon se classe 477e sur 491 communes du Doubs, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 1 autre commune à la même valeur.
De quel réseau viennent ces analyses
L’eau analysée circule sur le réseau GBM BESANCON ARCIER, dont CU GRAND BESANÇON MÉTROPOLE assure l’exploitation. Au total, 1 051 prélèvements y ont été analysés. Le contrôle sanitaire ne raisonne pas par commune mais par unité de distribution : les mêmes chiffres valent pour toutes les communes que ce réseau dessert.
Que faire de cette eau à Besançon
Une valeur relevée sur ce réseau appelle un traitement au robinet. Le chiffre déclencheur ouvre le bloc qu’il concerne : aucune recommandation n’est écrite sans lui, et aucun procédé n’est présenté sans dire ce dont il est incapable.
Contre le goût de chlore : un simple charbon actif
- Le chlore libre part sur un simple charbon actif, avec une grande partie des trihalométhanes et sans que la minéralisation de l’eau de Besançon en soit modifiée. Les sous-produits de chloration mesurés sur ce réseau restent sous la limite ; ils suffisent pourtant souvent à laisser un goût dont on cherche à se défaire.
- La potabilité tient au chlore jusqu’au robinet : aucun problème à le retirer pour boire, à ceci près qu’une eau filtrée se conserve mal, réfrigérateur compris.
Comprendre les trihalométhanes
S’il subsiste du chlore dans l’eau distribuée, c’est pour qu’elle demeure potable sur tout le trajet qui sépare l’usine du robinet. Au contact de la matière organique naturellement présente, il engendre alors des sous-produits, dont les trihalométhanes.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.