PFAS dans l’eau du robinet à Rive-de-Gier
0,004 µg/L : c’est le résultat de la dernière analyse de la somme des 20 PFAS sur l’eau distribuée à Rive-de-Gier, pour un plafond réglementaire de 0,1 µg/L. Elle repose sur 5 analyses, dont 3 n’ont rien quantifié, la dernière le 19 septembre 2025. La moyenne de la Loire s’établit à 0,0081 µg/L, soit davantage que cette commune.
Comparer Rive-de-Gier aux communes proches
| Rive-de-Gier (cette commune) | 0,004 | |
|---|---|---|
| Châteauneuf | 0,004 | |
| Saint-Joseph | 0,004 | |
| Saint-Martin-la-Plaine | 0,004 | |
| Tartaras | 0,057 |
Sur ce paramètre, Rive-de-Gier se classe 226e sur 298 communes de la Loire, de la valeur la plus faible à la plus élevée, à égalité avec 13 autres communes à la même valeur.
Le réseau derrière ces valeurs
Le prélèvement a pour origine l’unité de distribution RIVE DE GIER, dont l’exploitant est CHOLTON S.A.. Le laboratoire y a analysé 327 prélèvements. Ce que suit le contrôle sanitaire, ce sont des unités de distribution et non des découpages communaux : toute commune raccordée à ce réseau lit les mêmes chiffres que Rive-de-Gier.
Que faire de cette eau à Rive-de-Gier
Une mesure de ce réseau justifie un traitement au robinet. Chaque bloc cite la valeur qui le déclenche : rien n’est recommandé ici sans le chiffre qui le justifie, et aucun procédé n’est donné sans ce qu’il ne sait pas faire.
Contre les PFAS : le charbon actif décroche sur les chaînes courtes
- Seule l’osmose inverse couvre la famille entière des PFAS quantifiés dans l’eau distribuée à Rive-de-Gier, chaînes courtes autant que longues. Le charbon actif en bloc, l’autre procédé domestique, s’en tient aux chaînes longues (PFOA, PFOS), et son efficacité tombe sur les courtes.
- Ni une carafe filtrante ni un adoucisseur n’y peuvent rien : la première n’a ni le média ni le temps de contact nécessaires, le second échange seulement du calcium contre du sodium.
Comprendre la somme des 20 PFAS
Une station d’épuration classique ne détruit pas ces molécules, et l’environnement ne fait pas mieux. En cause, la liaison entre le carbone et le fluor, parmi les plus stables de la chimie organique : elle donne à ces composés de synthèse leur persistance et leur surnom de polluants éternels.
Source des mesures : contrôle sanitaire de l’eau distribuée, publié en données ouvertes par le ministère chargé de la santé (SISE-Eaux). Pour l’information officielle sur l’eau du robinet et la conduite à tenir en cas d’alerte, voir la page du ministère et votre agence régionale de santé.